jeudi 25 avril 2013

que j'apprenne

J'veux apprendre à ma gosse que la vie est belle.

J'veux apprendre à mon fruit que les graines se sèment.
Qu'un sourire vaut un monde et qu'une larme le révèle.

J'veux apprendre à ma chair le pouvoir des paroles,
si futiles pourtant quand les gestes passent à l'acte...

J'veux lui dire que ça vaut le coup, que parfois même la laideur est belle.
Qu'en comprenant on s'intègre, qu'en pardonnant on s'allège.

J'veux dire à ma fille que le poids du monde n'est que celui du monde,
et qu'une charge partagée diminue à l'infini.

J'veux apprendre à mon futur que son avenir c'est elle; qu'elle croisera des ombres qu'elle seule choisira d'illuminer.

J'veux réapprendre à mon enfant ce qu'elle a oublié du doigt de l'ange: que les étoiles sont en elle et que la vie est un soleil.
Car le souffle d'une vie n'est qu'un instant universel,

et que finalement, elle apprendra par elle-même...

mercredi 10 avril 2013

EtNatique

La semaine dernière Didine est partie en vacaaaaaaaaaaaaaaances!

Ca faisait quasi un an qu'elle n'avait pas quitté le sol français, voir carrément le sol parisien; c'est dire si elle turbinait comme une cocotte!
Donc, au lieu de commencer à siffler ses propres plombs, Didine a choisi d'se les faire exploser sur l'Etna. Une retraite aussi bien nommée que spirituelle: Didine a gravit son homonyme pendant la semaine de Pâques.
Il va sans dire qu'au retour l'était chargée d'images bénites et de cailloux volcaniques bien plus précieux que tous les gemes blindés de tous les carats du monde!

Et maintenant que j'vous raconte:
N'étant pas très férue des brochures touristiques lambdas, je vais simplement dépeindre cette île fascinante de la façon dont je l'ai abordée: le road-movie.
Cette route justement qui, nous amenant découvrir des décors naturels tous plus éblouissants les uns que les autres, se trouve être le siège d'un théatre digne d'un grand vaudeville:

-Tout commence et s'arrête en voiture... enfin... quand je dis "en voiture" je pense
plutot "en jouet"!
Didine et sa cousine ont en effet parcouru l'île en Smart, et il faut savoir que l'addition joujou-sans-amortisseurs + ponts siciliens (et il y a BEAUCOUP de ponts en Sicile!!!), fausse totalement le résultat du parcours: on se retrouve au bout du calcul routier avec les lombaires en compote et des bleus aux fessiers!

-Pour devenir un conducteur sicilien hors pair, il suffit d'intégrer la seule et UNIQUE règle: celle de l'insertion nue!
Le code de la route est un concept abscon. Quand tu veux passer, tu accélères épicétou!!!

-Les camion-poubelles prennent l'autoroute, et ils y a beacoup de camion-poubelles pour très PEU d'autoroutes... je ne m'étalerai pas davantage sur ce sujet!

- Quand tu t'arrêtes pour faire le plein d'essence, surtout pas d'inquiétude: le pompiste est très serviables et très souriants derrière sa cigarette fumante, s'accrochant de son mieux à des lèvres très causantes!
C'est sur que là, il ne peut pas parler avec les mains: elles remplissent ton réservoir.....................................................





lundi 4 mars 2013

tapie...

 
Ma peur comme ma vie est collée à mon sort.
Elle se fait discrète souvent, presque inaperçue...
Aux tréfonds de la tête, presqu'une inconnue.
Alors je l'oublie, je la délaisse à mon tour.

Mais ma peur parfois se rappelle à moi, me cassant les bras!
Quand elle s'ennuie trop dans son silence,
Elle brise son mur, fait tomber ses briques une à une très lentement
Ma peur en minaudant, montre ses ergots... jusqu'au bout de mes mots.

Ma peur m'accompagne tout au long des mois
Et je l'apprivoise, et je m'accommode...
De celle qui, comme des oripeaux, s'accroche à mes ordres.
Ma peur comme ma confiance fait partie de mes chimères: trop réelles pour être renversées.

vendredi 1 mars 2013

memorium enragéis

Hier je suis allée à la piscine.

J'ai mis 1 heure pour m'y rendre parceque ma piscine habituelle était fermée.
J'ai nagé 18 minutes, parceque justement j'avais mis 1 heure pour y arriver.
J'ai du batailler pour rentrer, parcequ'à 21h32 on me dit qu'à 21h30 c'est la fin des admissions...

Hier, j'étais donc enragée.

(J'ai bien conscience que ce prologue pseudo syllogique est niais à pleurer.
Mais disons qu'il s'agit d'un postulat. Un postulat établit sur les bases de "circonstances atténuantes", et qu'il faut absolument qu'elles soient atténuantes ces circonstances parceque si ce n'est pas le cas, c'est que je bébloque profond!!
Alors... alors on va dire qu'elles le sont épicétou!!!)

Donc je rentre dans l'eau toute enragée!
Et du coup je nage enragée.
Enfin... seulement jusqu'à ce qu'une latine tout-sourire-ruisselant vienne me faire comprendre qu'il vaudrait mieux que j'aille "brasser" dans une ligne moins rapide!!!

                                 AFFRONT INTOLERABLE!!!

Devant un tel outrage à ma magistralité poissonesque, je manque donc me noyer dans le chlore et accessoirement lui faire ravaler son espagnolie, quand je remarque de derrière mes lunettes, qu'en fait, zont tous des mini-palmes, et que-c'est-pourquoi-donc-que j'avais beau me bruler la totalités des organes dans l'effort, rien n'y faisait, y'avait toujours quelqu'un pour me dépasser!

                                  SOULAGEMENT INDISCIBLE!!!

A l'heure indiquée, je ressors du bassin plus sereine, et après m'être bien ébouillantée sous les douches, je m'éloigne tout aussi rouge -mais plus de rage- et je me retrouve devant le casier pour récupérer mes vêtements. Vêtements fourrés là une demi-heure avant, avec la dextérité d'un porteur d'ouie hors de l'eau.

Evidemment j'avais tapé un code habituel trop rageux...
Evidemment, je m'étais trompée,
Et c'est tout aussi évidemment que je me retrouve à errer, écarlate et pas égouttée, dans les dédales quasi déserts des cabines de rhabillage, à la recherche d'une bonne âme capable de régler mon problème.

La bonne âme trouvée et platement remerciée, je repars re-sereine.
Je repars et j'ai faim (comme après chaque séance de piscine cqfd!)
J'ai faim donc je vais au distributeur retirer les sésames donnant accès au grec-salade-tomates-oignons de mon coeur estomac.
Et puis j'me trompe de code.
Je recommence étonnée
Et puis je recommence enragée!!!!

Hier j'ai bloqué ma carte en tapant le code oublié du casier de la piscine!

Hier j'me suis couchée enragée!!

vendredi 25 janvier 2013

de la succion

Bien... alors comment dire... j'ai replongé!

Mais attention hein: cette fois pas noyée dans des artifices aussi factices que crétins pour faire plus fille, pour faire plus "in", non!

Cette fois c'est pour la bonne cause: celle de ma peau.
Telle une sentence de mort intransigeante planant au dessus de mes ridules, taches et autres pores dilatés, j'ai testé la microdermabrasion!

Pour les incultes du derme, une microdermabrasion c'est le même principe qu'une aspiration.
Je veux dire que la dame-là-avé-ses-outils-de-laborantine, ben elle te suçote la peau!!
Alors pas avec sa bouche non (pour ça, libre à vous de vous diriger vers un autre "genre" de salon un peu moins désinfecté). Elle, elle utilise un mini-aspirateur cutané qu'on croirait transbahuté de chez l'dentiste.

Je me suis donc retrouvée pendant 20 minutes avec la sensation étrange d'être à la place de mes rideaux quand, faisant le ménage à la maison, ils se trouvent goulument absorbés par le tuyau de l'apirateur. Tuyau duquel il est impossible de les délivrer sans éteindre le-dit appareil infernal bien entendu...
Et bien ma peau c'était extactement ça: telle la poussière condamnée à muerte par la femme de ménage, mon sébum et mes peaux mortes sont décédés sous le joug implacable du tuyau de mon esthéticienne!
Ca tire tellement qu'on se demande si on en sortira pas bridée!

Vient ensuite le moment de l'acide. Acide heu acide... Mince, acide-chaipukoi pour t'enlever tes tachounettes qui font tache et tes ridules qui font ridée: donc ça pique hein, ta peau elle est bien à vif, l'a plus de protection puisqu'elle n'a pas sa couche de gras-sale bien commode pour l'hiver.
Alors elle t'applique de suite un produit qui apaise et te laisse mariner pendant 20 autres minutes avant de venir te débarbouiller tout ça, te badigeonner de crème hydratante et t'apporter un mirroir pour te prouver comme DESORMAIS tu as une belle peau!

Hum... alors comment dire... certes c'était doux! Ahhh pour ça, j'me suis auto-carressée (vite-fait à chaque fois hein, histoire de ne pas mourrir d'une dermito-narcissite aigüe) pendant des plombes!

Par contre c'était fluo! Très fluo...
Avec aussi-et-surtout beaucoup de rouge dedans!
J'va t'montrer le résultat pour que tu comprennes pourquoi j'ai mis du temps à sortir dans la rue après...

mercredi 23 janvier 2013

pour du bon sport

.. enfin on verra ici qu'il est surtout question de vin... ou plus exactement de vin, de soda, de citron et d'orange...

Pour participer de façon tout à fait légitime à l'anniversaire de la "colloc-de-son-coeur" tout en lui prouvant qu'on l'aime de façon inconditionnelle on:

- dégote un collant innommable,
- une couleur de vernis qui ne va avec rien d'autre,
- un fard à paupière quasi décédé du tiroir de sa mère,
- un truc blanc en éponge pour éponger sa sueur frontale
- et son maillot de piscine ultra PAS-sexy (qu'on a déja car, quand même, on n'a pas les moyens d'avoir un budget!)

pour assumer de porter tout cela on:

- surveille la préparation de la sangria qu'on boira de façon continue et rapide toute la soirée
- on ne touche pas à la tourte qu'on prépare car "Sauvez-Willy" n'est pas notre film préféré
- et surtout on possède dans son string un atout incontestable: un ami trèèèèèèès fan des années 80 et de Davina (ou Véronique hein, il n'a jamais su qui était qui!!)

C'est ainsi donc qu'on peut se permettre d'arriver déguisée en Véronique (ou Davina hein moi j'ai jamais su qui était qui!!) à la soirée anniversairesque ultime sus-intitulée:
 
  
"Véronique et Davina le power est en toi"!
 


 

mardi 8 janvier 2013

de la non-gueulante

J'ai écris un poème l'autre jour.
Un truc se voulant très inspiré, empreint d'un lyrisme un peu mélo.
Et puis bien sur je l'ai remanié pléthore de fois car je trouvais ça très en déça...

En deça de ce que je pense et de ce que les mots peuvent exprimer du dedans.
Comment se fait-il qu'avec tous les termes que contient la langue française je ne puis jamais tout à fait dire la moelle, le suc et autres ressentis intestins?
Devrais-je me rouler dans quelques excréments lénifiant ma pensée?
La fange serait-elle capable de m'aider à m'exprimer, à expier mon âme sur papier?
Hum... cela serait un petit peu extrême quand même. Enfin, j'imagine...

Quoique sans doute moins pire qu'un langage trop fleuri, plein de liesse dégoulinante!

C'est vrai ça, quand tout va bien on s'attarde sur son bonheur, on le garde jalousement, précieusement, tout en notre milieu pour qu'il nous réchauffe.
On ne le crie pas surtout.
Non seulement ça fait mauvais genre de crier, mais aussi il faut respecter le malheur des autres!
C'est vrai encore ça: sans le spleen, point de questionnements, point de remises en cause et point de philosophie.

Du coup je ne le retranscris pas mon poème!
Et pour le monde des bisounours, on verra demain.